Si les Français ne sont pas les inventeurs de la chanson, qui chez nous est un miroir fidèle de l’esprit national, il est au moins incontestable qu’ils en sont à la fois les restaurateurs et les maîtres. Renaissant dans nos contrées vers la fin du XIe siècle après s’être éclipsée quelques siècles, la chanson latine est rapidement détrônée au profit de la chanson en langue « vulgaire », à l’initiative des Normands et Provençaux, colportée par les premiers troubadours et trouvères