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CHANSONS DU FRONT POPULAIRE / AU DEVANT DE LA VIE

En 1936, les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936 amènent au pouvoir le Front populaire, coalition de partis politiques de gauche – principalement la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), ancêtre du parti socialiste, le parti communiste et le parti radical-socialiste -, dans une France minée par la crise économique et les scandales politiques.

« En 1936, la France fredonne sur tous les tons les lendemains qui chantent".

1936. Dirigé par le socialiste Léon Blum, le gouvernement de Front populaire lance des réformes bouleversant l’économie, la société, l’éducation et la culture françaises : accords Matignon préconisant une hausse des salaires d’environ 12% et la liberté syndicale, lois sur les congés payés et la semaine de quarante heures, retraite des mineurs, nationalisations dans l'industrie aéronautique, d'armement (7 août), et les chemins de fer (création de la SNCF en 1937), fondation du CNRS (Centre national de la recherche scientifique)...

Le « Front populaire fait souffler un vent grisant d’allégresse sur le pays. Léo Lagrange prend en charge les sports et les loisirs, nouveaux territoires d’émancipation de la classe ouvrière » d'une France rurale et industrieuse, passionnée par le Tour de France.

La « classe ouvrière veut croire aux lendemains qui chantent. Portés par « un fol espoir », les prolétaires fredonnent en rimes riches : « Soyez unis et tous les maux seront finis ! », alors que « La jeune garde », version en culottes courtes de « l’Internationale », fait fureur dans les colonies de vacances, où se glissent les premiers petits réfugiés espagnols  ».

À la sortie des usines, « L’appel du Komintern » (Internationale communiste, Nda) donne la cadence : « En avant, prolétaires, soyons prêts ! Soyons forts ! »

Sur une musique composée par Dimitri Chostakovich (1906-1975) pour le film soviétique de S. Youtkevitch et F. Ermler « Contre Plan », Jeanne Perret crée les paroles de Ma blonde (Au devant de la vie », chanson  emblématique du Front populaire : 

« La joie te réveille, ma blonde

Allons nous unir à ce chœur

Marchons vers la gloire et le monde

Marchons au devant du bonheur »

 

 

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