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Disparition. Graeme Allwright, mort d’un chanteur humaniste

« C ’était un chanteur engagé pour la justice sociale, un chanteur un peu hippie en marge du show-business qui a refusé des télés. Il a changé jusqu’au bout, il a adoré être sur scène », a expliqué à l’AFP l’un de ses fils, Christophe Allwright. Né à Wellington, en Nouvelle-Zélande, en 1926, Graeme Allwright est décédé ce dimanche, à l’âge de 93 ans, dans une maison de retraite de Seine-et-Marne. D’abord comédien à Londres, où il suit les cours de théâtre du Français Michel Saint-Denis, il est recruté par le Royal Shakespeare Theatre, avant de suivre à Paris l’actrice Catherine Dasté, fille de Jacques Copeau, qu’il épouse en 1951.

Nourri de folk et de jazz

Exerçant de nombreux métiers – ouvrier agricole, maçon ou décorateur de théâtre –, il apprend le français et son argot, qu’il utilisera dans ses chansons. Nourri de folk et de jazz qu’il écoutait à la radio militaire en Nouvelle-Zélande, il se lance dans la musique à 40 ans et se passionne pour le répertoire contestataire des « protest singers » américains, qu’il fait connaître au public français dès les années 1960. Adaptant Pete Seeger, Bob Dylan ou Woodie Guthrie, cet antimilitariste convaincu écume les cabarets du Quartier latin et enregistre des chansons qui font écho aux mouvements politiques de l’époque. Certains de ses titres, dont Petites Boîtes, Jusqu’à la ceinture, Qui a tué Davy Moore ? (adapté d’un titre de Dylan) et le Jour de clarté deviendront des hymnes de Mai 68. En 1973, il assiste à l’Olympia à un concert de Leonard Cohen, dont il adaptera Suzanne et beaucoup d’autres chansons. Effrayé par le succès, il voyage en Égypte, en Éthiopie, en Amérique du Sud et en Inde, reprenant le chemin des studios quand il rentre en France, s’engageant auprès de Maxime Le Forestier pour les enfants du tiers-monde.

Toujours pieds nus sur scène, il commençait depuis 2005 ses concerts par une adaptation pacifiste de la Marseillaise. Humaniste, il a cru jusqu’au bout au pouvoir extraordinaire d’une chanson « face aux injustices, aux guerres, aux famines, à l’indifférence qui s’installe ».

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